FAUST & MARGUERITE

SAUVONS LA CAISSE
par le palazzetto bru zane

Dimanche 28 juillet 2019 à 21h, Lectoure, Cour des Marronniers

Lara NEUMANN - Soprano, Fille de l'air - Marguerite

Flannan OBÉ - Ténor, Cruchinet - Faust

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Pierre CUSSAC - Accordéon et arrangements

Lola KIRCHNER - Mise en scène, décors et costumes 

Production Bru Zane France En partenariat avec Aida 38 - Agence Iséroise de Diffusion Artistique / Opéra de Montpellier / MC2: Maison de la culture - Scène nationale de Grenoble / Salle Bourgie - Musée des beaux-arts de Montreal

Tarifs : 20€ & 10 € *

* : demi-tarif accordé aux étudiants, 

demandeurs d'emploi, titulaires du pass culturel.

gratuité pour les enfants de mois de 7 ans accompagnés.

Photos: Julien Benhamou

Faust et Marguerite
Saynète bouffe de F. Barbier
Livret F. Baumaine et C. Blondelet 

Créée au Concert des Ambassadeurs le 23 juillet 1869.
Alors que la création de Faust de Gounod au Théâtre-Lyrique ne génère pas vraiment de parodies sur les scènes secondaires, la situation est tout autre, dix ans plus tard, lors de la reprise (et l’adaptation) de l’œuvre à l’Opéra. Le Petit Faust d’Hervé ouvre, le 23 avril 1869, le bal des Faust d’opérette qui peuplent les théâtres et cafés-concerts jusqu’aux revues de fin d’année. La saynète bouffe de Frédéric Barbier, sur un livret de Félix Baumaine et Charles Blondelet, est cependant moins une parodie de l’œuvre elle-même que des artistes destinés à interpréter l’opéra de Gounod aux quatre coins de l’Hexagone.

 

Elle met en scène un couple marié, M. et Mme Lehuchoir, « chanteurs de province », s’apprêtant à interpréter Faust et Marguerite à Fouilly-les-Mouches. Le comique de situation réside dans l’écart existant entre les aspirations du public – désireux d’accéder au grand opéra sans se rendre à Paris – et les faibles moyens à disposition des artistes. L’air des bijoux révèle qu’ils sont en toc, les couplets de la bretelle témoignent de l’usure des costumes, ceux du maquillage se moquent de l’abus de ce procédé cache-misère… Les onomatopées sont reines et les dialogues de plus en plus absurdes. La pièce s’en amuse elle-même, ajoutant une dose autoréflexive dans ce théâtre dans le théâtre : « Madame, vous n’avez pas à juger les paroles et la musique de ce que vous avez à chanter ! Plus c’est bête, maintenant, et plus c’est spirituel. » Viennent bientôt le duo d’amour et l’air de l’extase, mais quand les époux semblent enfin prêts à entrer en scène, une surprise les attend.

 

Sauvons la caisse
Opérette en un acte de C. Lecocq
Livret de J. de la guette

Créée le 22 décembre 1871 à la Tertulia-Parisienne, Sauvons la caisse est la dernière production parisienne de Charles Lecocq avant son départ pour Bruxelles et le succès des Cent Vierges puis de La Fille de Madame Angot. Sa création a lieu lors de l’inauguration d’une salle de spectacle modeste – la Tertulia-Parisienne, café-concert situé rue de Rochechouart –, où elle côtoie les prouesses pantomimes de Paul Legrand. Écrite par Jules de La Guette, collaborateur ponctuel de Lecocq et habitué du boulevard du crime, l’histoire débute tambour battant. Amoureux en secret de Fille de l’air (écuyère dans un cirque forain), Cruchinet (jeune domestique) a subtilisé à celle-ci la grosse caisse qu’elle utilise au cours de son numéro de voltige.

 

La jeune femme vient justement à lui et demande à voir son maître, l’aristocrate hongrois Tropouridchick. Ce dernier est absent, mais le domestique pense trouver là l’occasion de séduire l’écuyère en revêtant le costume du Hongrois. Quelques coups de cravache plus tard, il se rend cependant compte que la raison de la visite de Fille de l’air était la vengeance. Composée d’une ouverture et de six numéros, la musique de l’opérette de Lecocq est très peu commentée par la presse de l’époque : « joyeuse », « réussie » ou « sautillante » sont les rares adjectifs que l’on peut y glaner, preuve – certes – d’une bonne réception, mais aussi du peu de cas que l’on fait alors du futur roi du théâtre léger. L’art du compositeur apparaît néanmoins déjà, mis au service de la panoplie comique typique du Second Empire : jeux de mots, accents étrangers, quiproquo, naïveté et onomatopées.

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