ensemble baroque de toulouse

stabat mater

 

Jeudi 8 août 2019 à 21h, Condom, Cathédrale de Condom

Orchestre à cordes

Direction : Michel Brun

Soprano : Clémence Garcia

Contralto : Caroline Champy-Tursun

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Concert : STABAT MATER, de Vivaldi à Pergolèse
Johan Friedriech Fasch, Sinfonia en sol mineur
Vivaldi, Stabat Mater
Pergolèse, Stabat Mater

Catégorie 1 : 32€ et 16€*

Catégorie 2 : 20€ et 10€*

* : demi-tarif accordé aux étudiants, 

demandeurs d'emploi, titulaires du pass culturel.

gratuité pour les enfants de mois de 7 ans accompagnés.

De Vivaldi à Pergolèse

Le Stabat Mater est un texte sacré racontant la douleur d’une mère devant son enfant sacrifié ; de très nombreux compositeurs ont mis en musique ces mots permettant, par la force du sentiment évoqué, de grandes possibilités de lyrisme et d’invention musicale.
Le plus célèbre d’entre eux, le Stabat Mater de Pergolèse, pour deux voix (soprano, alto) et orchestre, jouit d’un prestige extraordinaire, par la beauté bouleversante de l’œuvre, et les circonstances de sa composition.  Âgé de 26 ans seulement, Pergolèse en acheva la composition quelques semaines avant sa mort. Comment dans ces conditions ne pas voir une prémonition dans ce que Bellini qualifiait de « divin poème des douleurs » ? Le jeune compositeur semble se jouer des codes de la musique sacrée pour produire une œuvre proche de l’opéra de chambre tant les émotions sont vives, et leur traduction en musique riche de nombreux effets.
Plus introspectif, Vivaldi livre dans son Stabat Mater un sommet de couleurs et d’affects sans aucun artifice, laissant la voix d’alto distiller les instants suspendus. Vivaldi démontre ainsi son amour inconditionnel des voix graves féminines, pour lesquelles il garde toujours les meilleures pages de ses œuvres vocales. 

Comme une évidence : la rencontre entre le Stabat Mater de Pergolèse et celui de Vivaldi, entre l’une des œuvres les plus célèbres du répertoire vocal et un chef-d’œuvre absolu d’une pudeur extrême. Fort de ses récents succès à travers la France, l’Ensemble Baroque de Toulouse, sous la direction de son fondateur Michel Brun, présente la quintessence du répertoire ancien.

Ensemble Baroque de Toulouse, direction Michel Brun

 

Créé en 1998, l'Ensemble Baroque de Toulouse s'est à de nombreuses reprises illustré dans l'oratorio, notamment lors de mémorables Messe en si mineur et Passion selon Saint-Matthieu de Jean-Sébastien Bach. Cette dernière, interprétée en juin 2017 à la Halle aux Grains de Toulouse devant près de 2000 personnes, a valu à l'Ensemble des critiques dithyrambiques, signalant ainsi «(…) un voyage inoubliable (…) le public a ovationné tous les artistes debout. » (Classiquenews), «L'Ensemble Baroque de Toulouse a bien gagné ses galons d'excellence » (Resmusica), ou encore « Il faut bien dire que sur un tel écho, Michel Brun n'a rien à envier à Marc Minkowski, et l'Ensemble Baroque de Toulouse ne souffre pas la comparaison avec les Musiciens du Louvre » (Bachtrack).
Sous la direction de son chef et fondateur Michel Brun, l'Ensemble partage son activité entre répertoire et création, donnant notamment naissance à des spectacles originaux salués par le public à travers l'Europe, à l'image de Caravane Baroque, nourrie du caractère profondément populaire des musiques baroques.
En 2016, l'Ensemble Baroque de Toulouse sort son premier enregistrement, l'opéra Le Triomphe des Arts de Bernard-Aymable Dupuy. Composé en 1733, ce chef-d’œuvre longtemps oublié est l'unique opéra baroque toulousain, l'un des deux seuls composés loin de la cour royale. L'enregistrement, réalisé lors de l'unique concert de recréation, est salué par la critique nationale, dans laquelle on peut lire « Un résultat magnifique » (Classiquenews), « Michel Brun se montre un chef tout à fait convaincant, qui sait prêter aux danses de cet opéra-ballet le relief qui sied. L'orchestre est lui aussi à la hauteur de l'entreprise » (Forumopera), et enfin « Démarche salutaire de redécouverte d'une partition oubliée (…) C'est un modèle. » (OdB Opéra)

Caroline Champy Tursun,
mezzo-soprano

 

Caroline Champy Tursun obtient un 1er prix de chant au conservatoire de Toulouse en 2003 puis travaille avec Rachel Yakar et Jane Berbié. La même année, elle est engagée dans le chœur de chambre des Elements dirigé par J.Suhubiettte puis suit une formation de théâtre musical au Théâtre National de Toulouse et travaille entre autre avec J.Nichet (tournée nationale), le compositeur espagnol C.Santos (à Barcelone), la chanteuse H.Delavault...
Elle est demi-finaliste du concours de Marmande en 2004 et de Toulouse en 2008 et fait partie des chanteurs pré-selectionnés pour participer au concours Opéralia à Québec la même année. 
Elle interprète le répertoire d’oratorio baroque (Requiem de Mozart, Messe en Si et Magnificat de Bach, Gloria de Vivaldi, etc.) avec de nombreux ensembles et se produit en soliste sur les scènes françaises depuis 2008. Interprète de choix à l’opéra, elle sera notamment Orfeo dans Orfeo ed Euridice de Glück avec l’Ensemble Baroque de Toulouse. 

Clémence Garcia, soprano

 

Clémence Garcia étudie le chant au CRR de Toulouse, et intègre en parallèle le Département de Musique Ancienne de Toulouse où elle est formée par Jérôme Corréas.
Elle aborde rapidement la scène avec les rôles du Rossignol dans L’Enfant et les Sortilèges de Ravel au Théâtre du Capitole, Eurydice et Musica dans L'Orfeo de Monteverdi, Gabrielle dans La Vie Parisienne d'Offenbach, puis Barberine dans Les Noces de Figaro.
Elle se produit de nombreuses fois avec l'Ensemble Baroque de Toulouse (dir. Michel brun) et participe à la recréation du Triomphe des Arts, opéra-ballet de B-A Dupuy, dont l’enregistrement est salué par la Presse Nationale.
En 2016, elle remporte le prix Jeune Espoir du Concours International de Bordeaux-Médoc.
En 2019, elle sera la Première Dame de La Flûte Enchantée de Mozart à l’Opéra de Tours, puis Amour dans Orphée et Eurydice de Glück à l’Opéra de Clermont-Ferrand.

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