opéra-comique
LES mousquetaires au couvent
Chants de garonne

 

Samedi 3 août 2019 à 21h, Lectoure, Cour des Marronniers

Marie de Pontcourlay : Aurélie Fargues, soprano
Simone : Marie Saadi, soprano
Louise de Pontcourlay : Margot Fillol, soprano
...
Narcisse de Brissac : Maxime Cohen, baryton
Gontran de Solanges : Olivier Montmory, ténor
L’Abbé Bridaine : Jean-François Gardeil, baryton
...

Chœur des Chants de Garonne
Piano : Émilie Véronèse
Mise en scène : Emmanuel Gardeil
Costumes et Scénographie: Madeleine Nicollas
Décors : Jean Ghilardini
Lumières : Marion Jouhanneau

Opéra-comique en trois actes de Louis Varney
Livret de Jules Prével et Paul Ferrier
Textes parlés: Emmanuel et Jean-François Gardeil

Catégorie 1 : 32€ et 16€*

Catégorie 2 : 20€ et 10€*

Buvette et tartinades

* : demi-tarif accordé aux étudiants, 

demandeurs d'emploi, titulaires du pass culturel.

gratuité pour les enfants de mois de 7 ans accompagnés.

Argument

 

Le fameux mousquetaire Narcisse de Brissac prie l’Abbé Bridaine de sauver Gontran de Solanges, leur ami commun. Il ne boit plus, ne rit plus, ne se bat plus… cas inquiétant pour un mousquetaire ! On comprend vite la raison : il se meurt d’amour pour Marie de Pontcourlay, la fille du gouverneur. Mais celui-ci a décidé que ses deux filles devaient intégrer le couvent des Ursulines… Brissac trouve la solution : Gontran et lui se déguiseront en moines pour entrer au couvent et tenter d’y sortir avec Marie…

L'Oeuvre

 

Après avoir abordés Les Brigands d’Offenbach en 2016, les Chants de Garonne avaient hâte de retrouver la légèreté musicale et scénique des opéras-comiques. Et comme dans Les Brigands, le « déguisement » y a sa large part car, comme l’indique le titre de l’ouvrage, tout le ressort comique de cet opéra-comique est dans les astuces que trouveront ces attachants mousquetaires pour passer inaperçus dans un couvent. La ficelle peut sembler grosse : elle est surtout extrêmement solide car ce comique de situation a assuré, depuis la création de cet ouvrage en 1880, un succès populaire ininterrompu. Une célébrité due également à la richesse de cette mise en musique dont beaucoup d’extraits comme « Pour faire un brave mousquetaire », « Gris ? Suis-je gris ? », mais également les tendres couplets de Marie ou le fameux quintet dit « de l’échelle » font partie des trésors du genre. 

Note de mise en scène

Il aurait été inutile et déplacé de bouleverser l’époque et le cadre de l’action : le titre et le sujet n’auraient plus de sens. Mais nous avons souhaité y insérer un travail original au niveau des textes parlés, comme ce fut le cas (d’une autre manière) dans plusieurs de nos productions (La Vie parisienne... ou presque, Les Brigands, ...). En effet, admirateurs d’Edmond Rostand (mais qui ne l’est pas !), Jean-François Gardeil et moi-même nous sommes demandés ce que l’auteur de Cyrano de Bergerac aurait pu insuffler à ce divertissement. Avec la plus grande modestie devant le maître mais avec une gourmandise certaine, nous avons donc entrepris de réécrire le texte parlé en alexandrin, afin de gommer certaines longueurs du livret de Paul Ferrier et Jules Prével et surtout d’ajouter l’élégance et le rythme propres aux vers métrés.

Car la musique, c’est tout d’abord le rythme, non ?

LA presse en parle

 

Froggy’s Delight

Gaie, généreuse, ouverte à tous les curieux qui y passeront une soirée totalement divertissante, cette production des "Mousquetaires au couvent" est promise à de nombreuses festivals et mériterait d'être rejouée régulièrement sur des scènes pas forcément lyriques.

Resmusica

Dynamique, joyeuse et enlevée, avec d’astucieuses allusions contemporaines dans les dialogues, la mise en scène convient parfaitement à cette pochade et l’on s’amuse autant sur scène que dans la salle. (...) Musicalement, soutenu par le piano d’Émilie Véronèse, qui sonne comme un orchestre, le chant comme le jeu d’acteurs sont à la fête. On apprécie vivement la truculence de Jean-François Gardeil en abbé Bridaine, ainsi que le côté bravache de Maxime Cohen en Brissac et la passion retenue d’Olivier Montmory en Gontran. Du côté féminin, la Simone de Marine Boustie brûle les planches, tandis que la Louise de Margot Fillol nous réjouit par sa délicieuse irrévérence et que la Marie d’Aurélie Fargue est des plus touchantes avec sa belle complainte en forme de confession. Dans des rôles non chantés, mais fort bien joués, la Sœur Opportune d’Angélina Warnier et la mère supérieure de Corinne Fructus ajoutent au côté dérisoire, tandis que le gouverneur d’Emmanuel Gardeil assume une certaine préciosité ridicule.

 

Forum Opera
Une adaptation du texte parlé en alexandrins façon Edmond Rostand, qui en corrige paradoxalement le côté suranné en lui apportant un second degré humoristique. (...) L’ensemble, frais, dynamique et drôle, doit beaucoup à la direction d’acteurs et à la mise en scène d’une grande efficacité d’Emmanuel Gardeil. On passe vraiment une excellente soirée.

Olyrix

Emmanuel Gardeil signe une mise en scène efficace qui propose des tableaux bien composés, équilibrés avec un espace toujours occupé de manière pratique. Dynamiques et emplis d’énergie, les artistes fourmillent de légèreté et d'un plaisir presque jubilatoire à être sur scène. La bonne humeur est communicative et se transmet sans mal à un public réactif et réceptif.

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