Récital lyrique de Béatrice Uria-Monzon


               Mercredi 18 août, 21h, Cloître de la Cathédrale de Condom,

      

 Béatrice Uria-Monzon, mezzo-soprano

et   Alexandre Duhamel, baryton

     Soumaya Hallak, soprano

     Jean-Marc Bouget, piano

                                                                                                              

Mezzo-soprano mondialement reconnue et amie fidèle des Nuits Musicales en Armagnac, Béatrice Uria-Mozon enchantera une nouvelle fois cet été le public gersois avec un programme d’extraits d’opéra. Ce récital exceptionnel aura un goût de « retour aux sources », la cantatrice étant non seulement originaire d’Agen, mais ayant surtout découvert sa « voix » dans le Gers, auprès notamment des pères des Nuits Musicales. Elle sera entourée de deux jeunes talents de la scène lyrique : le baryton Alexandre Duhamel et la soprano Soumaya Hallak.


 Extraits de : Don Giovanni de Mozart,
Don Quichotte et le Cid de Massenet,
La damnation de Faust de Berlioz,
Don Carlo de Verdi
Tosca de Puccini (...)

Béatrice Uria-Mozon, mezzo-soprano

Béatrice Uria Monzon passe son enfance et son adolescence à Agen, sa ville natale. Baccalauréat en poche, mais pas encore fixée sur son orientation, elle décide de s'octroyer une année de réflexion et s'inscrit à nouveau en terminale au Lycée Saint-Jean de Lectoure. Un directeur d'établissement mélomane, P. Gardeil, et un professeur qui y anime une chorale, R. Fornerod, l'initient au chant qui s'impose alors comme une évidence...

Après des études d'Histoire de l'Art et un an au Conservatoire à Bordeaux, elle entre au CNIPAL de Marseille en 1984. Elle perfectionne ensuite sa formation musicale à l'École d'Art Lyrique de l'Opéra National de Paris et débute rapidement sur les plus grandes scènes françaises. Lyon, Toulouse, Aix-en-Provence, Nancy, Marseille, et d'autres, l'accueillent dans un répertoire varié.

1993 marque un tournant avec ses débuts dans le rôle de Carmen à l'Opéra Bastille, dans la nouvelle production de J-L. Gomez, où son interprétation s'éloigne d'emblée des clichés et des archétypes du personnage. Elle reprend le rôle sur les grandes scènes nationales et internationales : Teatro Colon de Buenos Aires, Opéra de Miami, Teatro Regio de Turin, Arènes de Vérone, Chorégies d'Orange, Staatsoper de Vienne, Metropolitan Opera de New York, Opéra de Houston, Bayerische Staatsoper de Munich, Teatro Real de Madrid.

Elle aborde ensuite le répertoire italien avec Leonora de La Favorite et Eboli de Don Carlo. Elle chante sa première Dalila à l'Opéra de Zurich, puis interprète Béatrice de Béatrice et Bénédict à Nancy, Tours et Bordeaux, Giulietta des Contes d'Hoffmann au Chorégies d'Orange, à la Scala de Milan, au Teatro Real de Madrid et à l'Opéra National de Paris. Son répertoire comprend également les héroïnes de Massenet : Hérodiade qu'elle incarne sur les scènes de Saint-Etienne et d'Avignon, Dulcinée (Don Quichotte) à l'Opéra National de Paris et Charlotte (Werther) à l'Opéra de Lyon. Autres rôles du répertoire français abordés : la reine Gertrude de Hamlet (Thomas) au Liceu de Barcelone, Julie (Fiesque de Lalo) au Festival de Montpellier et Didon des Troyens à l'Opéra National du Rhin, Eboli à Houston et au Staatsoper de Berlin.

Au long de ce parcours, elle travaille avec des chefs tels que S.Ozawa, K. Nagano, A.Jordan, G. Prêtre, M. Plasson, A. Lombard, M-W. Chung, J-C Casadesus, G. Bertini, J. Conlon, M. Soustrot, L. Slatkin, N. Santi, A. Jordan, M. Janowski...

Parmi les metteurs en scène figurent : N.Joël, R Carsen, H.Kupfer, J-L Gomez, E.Sagi, L.Ronconi, G.Deflo, La Fura dels Baus, C Roubaud, P.Caurier et M.Leiser, JC.Auvray…

Il n'est pas rare non plus de retrouver Béatrice Uria-Monzon en récital, avec orchestre ou piano. A son actif : les mélodies françaises de Berlioz, Ravel, Duparc et Fauré, mais aussi espagnoles de Granados, De Falla, Montsalvatge et Monpou et des oratorios : Requiem de Verdi, Mozart, Fauré, Stabat Mater de Rossini, Pergolèse.

Béatrice Uria Monzon continue d'étoffer son répertoire avec de nombreuses prises de rôles récentes ou à venir, comme Venus de Tannhaüser qu'elle a interprétée au Liceu de Barcelone, à l'Opéra de Rome et à l'Opéra National de Paris sous la baguette de Seiji Ozawa, ou encore Amneris et Adalgisa, Judith ( Le Château de Barbe-Bleue de Bartok ) au Palais Garnier de Paris et Santuzza aux Chorégies d’Orange en août 2009. 
Dans les mois à venir, les rôles de Sara dans Roberto Devereux ( Donizetti ), Chimène dans Le Cid de Massenet à l'Opéra de Marseille, Tosca à Avignon, Marina dans Boris Godounov et La Passagère de Weinberg au Teatro Real de Madrid enrichiront cette palette de nouvelles interprétations.

Elle sera à nouveau Santuzza à Marseille, Carmen au Liceu de Barcelone, Eboli dans la version française de Don Carlos au Staatsoper de Vienne, Adalgisa à Lausanne, Judith dans la reprise du Château de Barbe-Bleue à l'Opéra National de Paris et à Tokyo.

 

 

 

Alexandre Duhamel, baryton

 Né à Paris, Alexandre Duhamel suit l'enseignement d’Yves Sotin au CNR de Saint-Maur-des-Fossés parallèlement à des études de journalisme à la Sorbonne. En 2005, il est admis à l'unanimité au CNSMD de Paris dans la classe de Malcolm Walker. Il y travaille le Lied et la  mélodie avec Anne le Bozec et suit les master classes de Margaret Honig, Malcolm King et Tom Krause. Il se perfectionne actuellement auprès de Susan McCulloch et Alain Fondary. A partir de mars 2008, il chante les rôles de Leporello (Don Giovanni) à l'Opéra de Besançon et du Garde-chasse (La Petite Renarde rusée de Janacek) à l’Opéra de Rouen et l'Opéra de Reims.

Il se consacre aussi à l'oratorio et à la musique sacrée : le Requiem de Fauré, la Messa di gloria de Puccini et la Petite Messe Solennelle de Rossini.

En 2007, il remporte le Prix « Marshall » du Concours International U.F.A.M récompensant la meilleure prestation d'une voix grave.

En novembre 2008, il remporte le Premier Prix de la Mélodie Française et le Second Prix d'Opéra lors du Concours International de Mâcon. En mai 2009, il est nommé Révélation Lyrique de l’année par l’Adami.

En octobre 2009, il entre à l’Atelier Lyrique de l’Opéra national de Paris. Il chante le rôle de Lubin dans Les Troqueurs (Antoine Dauvergne) à l’Amphithéâtre de l’Opéra Bastille, mis en scène par Irène Bonnaud.

Il fait ses débuts à l’Opéra national de Paris dans Mireille (écho de la voix d’Ourrias, septembre 2009), Werther (Brühlman, janvier 2010), Don Carlo (Un Député flamand, février 2010).

 

 

Soumaya Hallak, soprano

La soprano Soumaya Hallak  est née à Genève en 1983 ; d’origine syrienne, elle mélange deux cultures et sensibilités : orientale et occidentale. Elle étudie le chant au Conservatoire de Genève avec Marga Liskutin ainsi qu’au Conservatoire de Lausanne avec Katarina Begert: dans ce cadre, elle  participe à de nombreux concerts et opéras au Grand Théâtre de Genève. Tout au long de sa formation, elle suit des masters classes avec des personnalités telles que José Van Dam, Tom Krause, Helmut Deutsch, Mikael Eliasen, Jocelyne Dienst, Alain Garichot, Rachel Andrist, Micaela Von Gegerfelt, June Anderson et Felicity Palmer…Elle fréquente, entre 2001 et 2002, le Centre de Musique Ancienne de Genève, participant à l'ensemble les Madrigalistes dirigé par Gabriel Garrido.

Après avoir étudié entre 2003 et 2006 auprès de Sherman Lowe à Venise, Soumaya Hallak rejoint en 2006, l’Opéra Studio à la Chapelle Musicale Reine Elisabeth où elle se perfectionne auprès de José Van Dam et Susanna Eken elle s’y diplôme avec « grande distinction ».Soumaya Hallak obtient en mars 2005 un bachelor en musicologie à l'université Ca'Foscari de Venise.

Son répertoire est très étendu elle a interprété notamment des œuvres de Gluck, Cherubini, Berlioz, Britten, Verdi, Schumann, Schubert, Wagner, Rossini, Brahms, Rutter, Chappuis (création mondiale), répertoire qui l’amené à se produire en France, en Italie et en Suisse. En 2003, elle a participé à une tournée en Chine avec la Messe en Ut mineur de Mozart.

En juin 2007, on lui a confié le rôle de Dorothée dans Cendrillon de J. Massenet au Théâtre Royal de la Monnaie à Bruxelles, opéra repris en octobre 2007 toujours à la Monnaie et en janvier 2008 au Grand Théâtre du Luxembourg.

Au courant de l’année 2008, Soumaya Hallak a  chanté en récital au Palais des Beaux-Arts de Charleroi ainsi qu’au Bozar et à Flagey, dans le festival du Vexin (les Nuits d’Eté de Berlioz) et à Skagen au Danemark.

En juin, dans le cadre de l’opéra studio elle a chanté sous la direction de Guy Van Waas et les agréments la Scena de Berenice de Haydn dans le projet Haydn Amore à la Monnaie qui fut repris en mai 2009 à Lisbonne.

Par ailleurs, elle a interprétée en janvier 2008 des extraits de Falstaff dans le rôle d'Alice Ford en concert de Gala à BOZAR (Bruxelles) auprès de José Van Dam dans le rôle titre sous la direction de Walter Weller.Notons, également, sa participation à Little England sous la direction de Leo Hussein à la Monnaie en avril 2009 avec, notamment, des scènes d’Albert Herring (Lady Billows) et The Rape of Lucretia (Bianca).En septembre 2009 elle se produit au côté de José Van dam et Béatrice Uria-Monzon en tournée avec le Sinfonia Varsavia sous la direction de C.Waren-Green.

Elle vient d’intégrer l’opéra studio à l’opéra royal de Copenhague sous la direction d’Anne Marghrete Dahl ou elle s’est produite dans la sorcière dans Hänsel und Gretel et miss Jessel dans Turn of the Screw
Plusieurs rôles sont en préparation dont : Iphigénie (
Iphigénie en Tauride) de Gluck, Elettra (Idomeneo) de Mozart, Vitellia (la Clemenza di Tito) de Mozart, Cassandre (Les Troyens) de Berlioz, Béatrice (Béatrice et  Bénedict), Pénélope (Pénélope) de Fauré, Ariadne (Ariadne auf Naxos) de Strauss et Lidoine dans le Dialogue des Carmélites de Poulenc.

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